22 JUIN

2017

Revenus fixes , Thèmes

Surpondération du segment à haut rendement

STRATÉGIE MARCHÉS ÉMERGENTS 

Surpondération du segment à haut rendement

Les risques externes qui menacent les marchés émergents ont diminué progressivement depuis le début de l’année. En effet, les incertitudes politiques au sein des marchés développés ont baissé dans la mesure où les élections en Europe ont abouti à des résultats bien accueillis par les marchés et où les politiques américaines évitent pour l’instant d’adopter un protectionnisme commercial extrême. La Réserve fédérale américaine a relevé ses taux, tout en conservant une politique accommodante. La croissance des marchés émergents a également réservé d’agréables surprises et s’ajoute à une reprise synchronisée de l’économie mondiale favorable aux fondamentaux des marchés émergents dans leur ensemble. Nous conservons une surpondération de la dette extérieure car nous sommes optimistes à l’égard des matières premières et de certains pays jouissant d’une revalorisation idiosyncratique comme l’Argentine, l’Ukraine, l’Égypte et le Ghana. 

Parmi nos sous-pondérations figurent les crédits sensibles à l’évolution des bons du Trésor américain. À noter les valorisations tendues du Panama, du Pérou, du Chili, de l’Uruguay, des Philippines et de la Pologne. Nous sous-pondérons également l’Afrique du Sud, qui pâtit de valorisations tendues, d’un processus de transition politique, de risques de déclassement, d’un ajustement budgétaire insuffisant et d’une croissance anémique.

 

La dette locale demeure attractive, mais une approche sélective s’impose

Les taux locaux continueront de bénéficier de la désinflation au sein des marchés émergents et des politiques accommodantes des banques centrales émergentes, même si les cycles d’assouplissement pourraient être moins prononcés que prévu compte tenu de la normalisation de la politique monétaire de la Fed. La reprise cyclique de la croissance des marchés émergents devrait également se poursuivre dans la mesure où la plupart des marchés émergents affichent une croissance inférieure à son potentiel. D’après nous, les taux locaux des marchés émergents offrent encore de la valeur, et nous restons surpondérés envers certaines émissions à haut rendement dûment sélectionnées (Brésil, Colombie, Indonésie). Nous surpondérons également les pays à bêta intermédiaire, à l’image de l’Afrique du Sud (croissance et désinflation modérées) et du Mexique (sa sous-performance intègre les risques politiques). 

À l’inverse, nous sous-pondérons les taux locaux asiatiques à faible rendement et sensibles à l’évolution des bons du Trésor américain, dont la Malaisie. Nous sous-pondérons également l’Argentine (pays pourtant à haut rendement) en raison de son inflation obstinément élevée et de ses valorisations tendues, ce malgré une politique de rigueur monétaire. Enfin, nous maintenons notre sous-pondération des taux hongrois en raison d’une reprise prévue en 2017.