19 JUIN

2017

Equities

L’Europe reste notre région privilégiée pour les prochains mois



Synthèse

De manière générale, les marchés des actions ont prolongé leur progression durant les premières semaines de mai.
Quelques secousses sont apparues en milieu de mois, après les commentaires de la Fed, et – surtout- les enquêtes aux États-Unis sur les éventuelles interférences russes dans la campagne des élections présidentielles.
Les données macroéconomiques restent solides et soutiennent les marchés.
Les analystes revoient d’ailleurs régulièrement à la hausse les prévisions de résultats des entreprises.
Les flux d’investissements globaux se tournent incontestablement vers l’Europe, qui reste notre région privilégiée pour les prochains mois.
Les marchés restent par ailleurs soutenus par les sociétés technologiques et innovantes, seules les places boursières très dépendantes des prix de l’énergie (pétrole) sont à la traîne.


Stratégie Europe

La progression des marchés européens se confirme sur fonds de données solides

La zone euro reste le marché le plus attractif, et les flux d’investissement dans sa direction s’accélèrent.
Cette zone reste d’ailleurs la région privilégiée dans notre allocation en actions.
Le rebond européen reste au cœur de notre tactique en favorisant les valeurs domestiques de la zone euro.
En termes de style, nous pensons qu’à moyen terme, les sociétés innovantes, de qualité, générant une croissance structurelle endogène, seront les plus performantes sur la zone euro. 

Notre allocation reste dès lors inchangée

  • Le secteur de la santé reste surpondéré dans nos portefeuilles ; certaines sociétés y sont particulièrement innovantes.
  • Au sein du secteur financier, nous maintenons notre surpondération des banques de détail (au détriment des assureurs), qui bénéficient de la réduction du risque en cours en zone euro (depuis les élections françaises).
  • Certaines valeurs cycliques européennes, sont également surpondérées, comme les services aux consommateurs ; nous sommes cependant neutres envers l’industrie en général.
  • Enfin, nous pensons que la technologie reste un bon investissement à moyen terme.
  • Nous restons prudents envers le secteur de l’énergie. A long terme, le secteur n’est pas rentable vis-à-vis de son coût de capital.
  • Nous restons à l’écart des télécommunications et des services aux collectivités.



Stratégie US

Enquête sur les interférences russes, mais solides fondamentaux économiques

Les États-Unis connaissent une des plus longues périodes de croissance ininterrompue de leur histoire moderne. Les révisions de résultats restent sur une tendance positive et le secteur de la technologie continue à occuper le devant de la scène. 

Nous maintenons donc les grandes lignes de notre allocation tactique.

  • Le secteur financier reste à « neutre », étant donné le rythme probablement plus lent de la pentification de la courbe des taux d’intérêt américains. Nous surveillons cependant ce secteur de plus en plus près.
  • Nous maintenons notre sous-pondération des secteurs présentant peu de potentiel, à savoir les télécommunications et les services aux collectivités.
  • A part le secteur Telecom, que nous évitons en particulier, les secteurs se démarquent un peu moins que durant les mois précédents tant en surpondération qu’en sous-pondération, une partie du chemin ayant été parcourue.
  • Les valeurs énergétiques, après leur chute, semblent trop basses pour être vendues, mais présentent trop peu de potentiel que pour être achetées.
  • La technologie reste le moteur , même si celui-ci aura sans doute besoin de respirer de temps à autre.




Stratégie Marchés Émergents

L’Asie monte, l’Amérique latine et la Russie souffrent 

Les marchés émergents affichent la meilleure performance depuis le début de l’année, tirés par la locomotive asiatique, qui bénéficie de la bonne santé mondiale.
Nous restons d’ailleurs positifs envers l’Asie. La Corée et la Chine restent nos pays privilégiés.
La Russie semble souffrir de la récente évolution des sociétés liées au pétrole.

  • Nous maintenons notre sous-pondération des télécommunications, qui souffrent comme dans toutes les autres régions du monde.
  • Nous maintenons par ailleurs notre biais cyclique et en particulier technologique, afin de continuer à profiter du climat positif mondial
  • Notre allocation géographique subit peu de changement ; seul le Brésil est dégradé à « neutre », suite aux tensions politiques et au procès du président Michel Temer.